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Écrire, s'écrire, s'inscrire, se produire
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La
première année de fonctionnement de l'atelier a vu surgir de façon
régulière des questions... et des réponses élaborées par le
groupe au fil des échanges.
Morceaux
choisis :
La
crypte ?
La
crypte pose la double question de "l'intérieur" et de
"l'extérieur". "L'intériorité, crée un espace
clos qui se révèle une ouverture". La crypte n'est pas fermeture.
L'écriture
: une
production individuelle ou collective ?
C'est
à plusieurs qu'on apprend à écrire seul, de façon autonome,
personnelle, créative.
L'atelier
oblige-t-il à suivre un thème commun ? Nous n'avons pas toujours
fait ce choix. Nous avons cependant constaté que la
"co-errance" dans le même lieu (la crypte) finissait par
imprimer au projet la marque d'une "cohérence" à la manière
d'un tapis mendiant aux motifs (et motivations) varié(e)s dans un
cadre régulier.
Le
corps : encore et en corps ; du corps parlant au corps
écrivant.
Comment
donner du corps à l'écriture ? Histoire de lui donner du
caractère ? On peut beaucoup parler sans rien se dire comme on peut
ne pas se parler et se dire beaucoup de choses. Postures, gestes,
mimiques, expression du visage, regards, somatisation, le corps
parle. Faut-il l'écouter et l'entendre pour pouvoir l'écrire, pour
pouvoir écrire ?
On
connaissait la peinture sur soie, voire sur soi, l'atelier nous a
fait découvrir l' l'écriture qui prend corps en travers de la page.
Dans
quelle posture, l'écriture nous place-t-elle ?
Écrire est-ce se montrer nu ? Révéler le
"tu " ? Ou bien faire en sorte que le corps de la
lettre se substituant au corps psychique voile notre intimité ?
L'écrivant est toujours dans son texte... mais où ?
Le
texte peut rester "chiffre". Le message "crypté"
pour un lecteur qui devra, entrer en
connivence avec l'auteur pour que le texte puisse prendre corps.
Ambivalence
Pour
écrire on jette sur le papier en se gardant de jeter le papier.
Écrire
c'est savoir retenir.
Souffrance
et plaisir
L'écriture est plaisir, jouissance, jeu avec, sur les mots.
L'écriture
est laborieuse, un long travail, un accouchement difficile.
Liberté,
j'écris ton nom...
Écrire
quoi ?
Des
mots ! Ils feront le reste.
En quelles langues ?
En français et en créole sans exclure le mélangue (J. L. ROBERT).
S'agit-il d'écrire sur la
"Réunion".
Oui sur la nôtre et sur les
réunions du
monde entier.
Écrire
pour qui ?
L'Autre qui mérite sans doute une
majuscule pour la
circonstance.
Écrire
pourquoi ?
"Pour mieux vivre" (Saint-John Perse).
"Pour raison de santé" (Daniel Pennac)
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