Co - érrance

La méthode, c'est le chemin parcouru"

Edgar Morin

 

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Écrire, s'écrire, s'inscrire, se produire ...

 

 

La première année de fonctionnement de l'atelier a vu surgir de façon régulière des questions... et des réponses élaborées par le groupe au fil des échanges.

 

Morceaux choisis :

 

La crypte ? 

 

La crypte pose la double question de "l'intérieur" et de "l'extérieur". "L'intériorité, crée un espace clos qui se révèle une ouverture".  La crypte n'est pas fermeture. 

 

L'écriture : une production individuelle ou collective ?

 

C'est à plusieurs qu'on apprend à écrire seul, de façon autonome, personnelle, créative. 

L'atelier oblige-t-il à suivre un thème commun ? Nous n'avons pas toujours fait ce choix. Nous avons cependant constaté que la  "co-errance" dans le même lieu (la crypte) finissait par imprimer au projet la marque d'une "cohérence" à la manière d'un tapis mendiant aux motifs (et motivations) varié(e)s dans un cadre régulier. 

 

Le corps : encore et en corps ; du corps parlant au corps écrivant. 

 

Comment donner du corps à l'écriture ? Histoire de lui donner du caractère ? On peut beaucoup parler sans rien se dire comme on peut ne pas se parler et se dire beaucoup de choses. Postures, gestes, mimiques, expression du visage, regards, somatisation, le corps parle. Faut-il l'écouter et l'entendre pour pouvoir l'écrire, pour pouvoir écrire ?

 

On connaissait la peinture sur soie, voire sur soi, l'atelier nous a fait découvrir l' l'écriture  qui prend corps en travers de la page.

 

Dans quelle posture, l'écriture nous place-t-elle ? Écrire  est-ce se montrer nu ? Révéler le "tu " ? Ou bien faire en sorte que  le corps de la lettre se substituant au corps psychique voile  notre intimité ? L'écrivant est toujours dans son texte...  mais où ?

 

Le texte peut rester "chiffre". Le message "crypté" pour un lecteur qui devra, entrer en connivence avec l'auteur pour que le texte puisse prendre corps. 

 

Ambivalence  

Pour écrire on jette sur le papier en se gardant de jeter le papier. 

Écrire c'est savoir retenir.  

 

Souffrance et plaisir


L'écriture est plaisir, jouissance, jeu avec, sur les mots. 

L'écriture est laborieuse, un long travail, un accouchement difficile.

 

Liberté, j'écris ton nom...  

 

Écrire quoi ? 

Des mots ! Ils feront le reste.  

En quelles langues ? 

En français et en créole sans exclure le mélangue (J. L. ROBERT)

S'agit-il d'écrire sur la "Réunion". 

Oui sur la nôtre et sur les réunions du monde entier. 

 

Écrire pour qui ? 

 

L'Autre qui mérite sans doute une majuscule  pour la circonstance.

 

Écrire pourquoi ? 

 

"Pour mieux vivre" (Saint-John Perse).  

"Pour raison de santé" (Daniel Pennac)


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